Rendez-vous Qui ne sauve pas n’est pas Lyonnais

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Dès 10 ans

 

C’est sous ce titre, emprunté au monde du football, que la Ville de Lyon entend mener une action de sensibilisation aux premiers secours. Du 16 au 20 mai plusieurs milliers de personnes, dont 360 élèves de CM1 et CM2, apprendront à pratiquer le massage cardiaque et utiliser un défibrillateur.

 

La Ville de Lyon, associée à la Fédération Française de Cardiologie, les sapeurs-pompiers et les Hospices Civils de Lyon organisent pour la première fois une semaine de sensibilisation aux gestes qui sauvent. Durant 5 jours plusieurs actions se tiendront à travers la ville afin de former le plus grand nombre de citoyens au massage cardiaque et à l’utilisation d’un défibrillateur. Chaque année, ce sont 40 000 personnes en France qui sont victimes d’un arrêt cardiaque. “Le taux de survie des personnes prises en charge par les secours est de 5% seulement” confirme Jacques Beaume président d’honneur de la Fédération Française de Cardiologie. Il ajoute qu’il faut “démontrer aux gens que les gestes de premiers secours sont faciles. La formation que nous proposons notamment place Bellecour le samedi 20 mai dure 45 minutes”. Et les statistiques prouvent le bien fondé de tels événements. Quand l’alerte est donnée rapidement, le massage cardiaque pratiqué et le défibrillateur utilisé, le taux de survie atteint 35%...

 

À destination des enfants

Les gestes de premiers secours vont également, durant cette semaine, être expliqués aux enfants car les professionnels estiment qu’il est possible, à partir de 10 ans, de diagnostiquer un arrêt cardiaque et d’appliquer les premiers secours. Ainsi, le mercredi 17 mai de 11h à 18h, 7 séances d’initiation de 45 minutes ouvertes à tous seront proposées (sur inscription). Le vendredi 19 mai, dans 10 établissements lyonnais, les enfants de 9 à 11 ans seront également formés aux gestes de premiers secours. Sur la place Bellecour, le 20 mai, une rue des premiers secours sera installée avec la possibilité de visiter des véhicules d’intervention des sapeurs-pompiers, du SAMU et du service médical des armées.


Programme complet et inscription sur le site lyon.fr


La chaîne des secours est composée de plusieurs maillons et les trois premiers sont

tenus et réalisés par les témoins. Les secours organisés n’arrivent que dans un deuxième

temps :

1. Appeler. Cela signifie reconnaître l'arrêt cardiaque. La personne s'effondre, ne répond

plus et ne respire plus. Elle est en arrêt cardiaque. Il faut appeler le 15 ou le 18.


2. Masser. Cela signifie remplacer le coeur en appuyant sur la poitrine dénudée (100 fois

par minute).


3. Défibriller. Le défibrillateur ne sert à rien sans les deux premiers maillons. Pendant

qu'on masse, une autre personne doit récupérer le défibrillateur et l'installer. Le temps

d'interruption du massage doit être le plus court possible. L'appareil détecte le rythme

cardiaque et suivant la situation déclenche ou pas un choc électrique. Cette défibrillation précoce permet aussi d'améliorer la survie.


4. Mise en place de la réanimation. Le quatrième maillon de la chaîne de survie est la réanimation médicalisée, spécialisée, avec des gestes de réanimation lourde : intubation pour oxygéner, adrénaline pour faire repartir le coeur, anti-arythmique pour lutter contre la fibrillation etc. C'est le rôle du SAMU, des SMUR.

La prise en charge hospitalière

Une fois ces quatre maillons respectés, l'ensemble de la chaîne hospitalière peut intervenir : hélicoptère, réanimation, cardiologues ou chirurgiens cardiaques... Mais si les deux premiers maillons de la chaîne sont cassés, c'est la chaîne entière qui est rompue. Et l’acte des chirurgiens cardiaques devient inopérant.



par Fabien Richert


QUI NE SAUVE PAS N’EST PAS LYONNAIS