Création Tattyoo, la créativité à fleur de peau

©

Certaines rencontres avec des créateurs nous donnent furieusement l'envie de les partager avec vous. Nous voici donc, ce mois-ci, en compagnie de Xavier Grousson, fondateur de la marque suisse Tattyoo, éditeur de très beaux tatouages pour petits et grands. Première partie : le côté pro. Deuxième partie : le côté perso. Propos recueillis par Anne Bens.

 
De quelle(s) idée(s) est né Tattyoo ? 
J’ai passé mon enfance dans les musées et en plus d’être moi-même tatoué, je suis passionné d’art. Le lien entre toutes mes passions s’illustre aujourd’hui dans Tattyoo ! 
  
Et l’envie de travailler avec des artistes illustrateurs ? 
À mon sens, les illustrateurs représentent le mieux le monde de l’enfance.
 
Combien sont-ils à avoir créé des dessins ?  
Une cinquantaine actuellement, d’une vingtaine de pays différents. 
 
Si vous deviez résumer l’esprit de la marque en 3 mots-clés ? 
Qualité, créativité et spontanéité.
 
Pourquoi une ancre comme emblème ? 
C’est l’inspiration du voyage, l’idée de découvrir de nouveaux territoires et d’offrir à l’illustration contemporaine un support peu utilisé. Elle est aussi un clin d’œil aux classiques tatouages de marins, un lien avec les vrais qui font mal. 
 
Votre plus grand succès ? Et votre plus gros flop ? 
J’adore l’idée d’avoir collaboré avec Bonpoint, une marque que j’admire depuis que je suis petit. Le « flop », c’est de ne malheureusement pas pouvoir accepter tous les artistes qui nous contactent. 
 
Ce que vous aimez le plus dans votre travail ? 
Le contact avec les illustrateurs. 
 
Et le moins ? 
Je crois qu’il n’y a pas, aujourd’hui, quelque chose que je n’aime pas faire.
 
Qui achète les tattoos ?  
Tout le monde veut des tatouages et les enfants en sont fous. Nous n’avions jamais prévu un tel succès au lancement de la marque ! On a même une dame de 80 ans qui en achète régulièrement pour elle et pour ses arrière-petits-enfants. 
 
Où fabriquez-vous et pourquoi ? 
Tous nos tatouages sont imprimés aux États-Unis, au contraire de la plupart des tatouages que nous trouvons sur le marché et qui sont faits en Chine. C’est pour une question de sécurité et de certification internationale des pigments.
 
Comment s’opère la direction artistique ? La création de collection ou de série limitée ? 
Au coup de cœur. Toujours. Que ce soit avec le Publicis Drugstore à Paris, Bonpoint ou encore Georges magazine ! Il n’y a pas de réflexion commerciale derrière le lancement d’une collection ou d’un tatouage. 
 
Quels sont vos projets à venir ? Et votre projet le plus fou ? 
Nous allons lancer un tout nouveau produit avec le site suisse partylicious.ch qui va voir le jour prochainement. Le projet le plus fou ? Avoir monté Tattyoo en quelques semaines était déjà insensé. Mais le plus fou est encore à venir, j’espère…
 
 
Et côté perso....
 
Votre couleur favorite ? Bleu. 
 
Un illustrateur dont vous aimez beaucoup le travail ? 
Il y en a tant, mais je suis fan de Yayoi Kusama.
 
Le métier que vous vouliez faire enfant ? 
Je voulais être policier pour arrêter les voleurs.
 
Votre tatouage préféré ? 
« Un jour j’irai à New York avec toi » de Fifi Mandirac. Il est sûrement celui qui porte le plus bel espoir. Qui n’a pas un jour rêvé d’aller à New York avec la personne aimée ? 
 
Votre dernier tatouage à vous ? 
Un ange sur mon épaule, tiré d’une gravure du XVIIIe.
 
Le livre que vous préfériez quand vous étiez enfant ? 
Heidi, de Johanna Spyri, que ma grand-mère me lisait durant les grandes vacances d’été que je passais chez elle à la montagne. 
 
Et le film ? 
Les Mystérieuses Cités d’or ! Je réalise que c’est tellement années 80 ! 
 
Ce que vous savez bien cuisiner (ou manger) ? 
La cuisine italienne en général, et les desserts…
 
Et votre petit goûter gourmand ?
Le petit-beurre avec un carré de chocolat.
 
Une bonne adresse pour petits et grands ? 
Le Centre des sciences de Montréal ! Ce musée est un paradis pour les enfants curieux…
  
Votre plus grande bêtise, enfant ? 
D’avoir un jour imité (de manière fort grossière, évidemment) la signature de ma mère sur un test où j’avais eu une mauvaise note… 
  
Que faites-vous le dimanche ?
Je me lève tôt, je travaille généralement le matin puis je pars me balader en forêt ou au bord du lac avec mon chat Yoko Ono.


Gagnez des tatouages avec le magazine Georges, spécial Dino en jouant : ici.

En savoir + : www.tattyoo.com