Commencé en juillet 2011, le chan­tier de fouilles de l’An­tiquaille, actuel­le­ment réalisé par le Service archéo­lo­gique de la Ville de Lyon, se situe sur un belvé­dère remarquable à proxi­mité immé­diate des théâtres romains. Connu des Lyon­nais comme hôpi­tal, l’An­tiquaille doit son nom à une « maison des champs » édifiée au xVie siècle pour l’hu­ma­niste lyon­nais Pierre Sala, en raison des vestiges antiques qui appa­raissent aux moindres travaux.

Pendant cinq siècles d’oc­cu­pa­tion, la voca­tion du site change à maintes reprises : succes­si­ve­ment couvent de l’ordre de la Visi­ta­tion au xViie siècle, caserne pendant la Révo­lu­tion française, puis asile, l’An­tiquaille devient hospice puis hôpi­tal en 1803. Quali­fié de « labo­ra­toire de la moder­nité », il contri­buera pendant deux cents ans au rayon­ne­ment de la méde­cine lyon­naise.

Fermé en 2003 lors de la réor­ga­ni­sa­tion des Hospices civils de Lyon, l’An­tiquaille accueille des réali­sa­tions immo­bi­lières auxquelles ont été asso­ciées, depuis 2006,

des opéra­tions archéo­lo­giques. Un diagnos­tic atteste en 2007 de l’exis­tence en ce lieu d’un impor­tant quar­tier antique (fin Ier s. av. J.-C.–IIIe s. apr. J.-C.).

L’ex­po­si­tion permet de décou­vrir le travail de l’ar­chéo­lo­gie préven­tive, ses prin­cipes et sa mise en oeuvre, l’his­toire passion­nante de l’An­tiquaille et les premiers résul­tats des fouilles, à travers une présen­ta­tion au sein des collec­tions perma­nentes.