3 bonnes raisons d’al­ler à la Maison de la danse

> Pour voir ou revoir Échoa. Créée en 2001, la pièce culte de la compa­gnie Arcosm, déjà jouée 700 fois à travers le monde, n’a pas pris une ride. Orches­tré par Thomas Guerry et Camille Rocailleux*, ce concert choré­gra­phique qui balaie les fron­tières artis­tiques explore les inter­ac­tions entre la danse et la musique. Sur scène, quatre inter­prètes font sonner les corps et twis­ter les sons avec fougue.

> Pour décou­vrir Un Casse-Noisette aux accents hip-hop. Le choré­graphe greno­blois Bouba Landrille Tchou­da* donne un sacré coup de frais au célèbre ballet-féerie de Tchaï­kovski. Trans­posé dans l’uni­vers contem­po­rain, le conte d’Hoff­mann est pris en main par douze danseurs hip-hop. De cette rencontre inat­ten­due entre la musique clas­sique compo­sée en 1892 et la liberté de mouve­ment des inter­prètes, naît un bal des jouets enlevé et coloré, qui tranche avec l’at­mo­sphère des précé­dents spec­tacles de la compa­gnie Malka.

> Pour s’en­ivrer de folk­lore russe avec Le Ballet Igor Moïs­seïev. Tous les super­la­tifs sont convoqués lorsqu’il s’agit d’évoquer cette troupe virtuose de 70 danseurs. De retour en France après 18 ans d’ab­sence, la compa­gnie revi­site avec un enthou­siasme commu­ni­ca­tif le réper­toire d’Igor Moïs­seïev, disparu en 2007 à 101 ans. En 14 tableaux d’une impres­sion­nante perfec­tion, les inter­prètes voyagent à travers toutes les Russies et nous entraînent dans un tour­billon de danses popu­laires (moldaves, kalmouks, cauca­siennes, ukrai­nien­nes…). Un spec­tacle flam­boyant qui ne s’adresse malheu­reu­se­ment pas à toutes les bourses. 

Blan­dine Dauvi­laire