Couverte d’or et de pierres précieuses, la statue du Prince heureux contemple la ville et ses habi­tants. Lui, qui vivait retran­ché derrière les murs de son palais, igno­rait de son vivant combien ses sujets souf­fraient. Aujourd’­hui, il découvre impuis­sant la réalité de son royaume. Avec l’aide d’une hiron­delle venue s’abri­ter sous sa statue, le monarque va se rache­ter en parta­geant les richesses qui lui restent.

Spec­tacle d’ombres et de lumières subti­le­ment inter­prété par la compa­gnie La Baldufa, Le Prince heureux est adapté du conte d’Os­car Wilde. Par le jeu des projec­tions, de la musique et de la narra­tion, les spec­ta­teurs sont trans­por­tés dans un univers un peu magique. 

Faisant corps avec les objets qu’ils mani­pulent, les artistes cata­lans apportent une touche de poésie à la féerie visuelle. Une fable qui nous parle d’hu­ma­nité et de géné­ro­sité, à ne pas manquer par les temps qui courent. 

Blan­dine Dauvi­laire