L’herbe est toujours plus verte… 

… dans le jardin de son voisin. Pour véri­fier cet adage chro­ma­tique, inutile de se prendre le chou, mieux vaut prendre son mal en patience en atten­dant les 31 mai, 1er et 2 juin prochains, durant lesquels plus de 2 000 parcs et jardins ouvri­ront leurs portes ; ils seront au choix…

– Bio et collec­tifs, comme cette parcelle de 300 m² revi­ta­li­sée par des Jardin­gueurs qui invitent à décou­vrir leur jardin de Trion (Lyon 5e) où on laisse par prin­cipe plantes et légumes évoluer selon leur “ bon vouloir ”.

– L’œuvre de toute une vie, celle de Mme Masce­lier, qui a rassem­blé depuis plus de 45 ans une incroyable collec­tion de roses, cléma­ti­tes… dans son jardin privé la Bonne Maison, qui plonge jusqu’à la Saône (La Mula­tière). Cette horti­cul­trice du dimanche est deve­nue une experte et donne des confé­rences à travers le monde.

– Un voyage dans le temps dans ce jardin Renais­sance où damoi­selles et damoi­seaux pour­ront à loisir se prome­ner et faire une halte rafraî­chis­sante dans le temple circu­laire du jardin du château de la Bâtie d’Urfé (Saint-Étienne-le-Mollard). Concert et jeu en famille vien­dront ponc­tuer cette douce échap­pée dans l’his­toire.

– Péda­go­giques : les experts en envi­ron­ne­ment de l’as­so­cia­tion Natu­rama ouvrent leur labo­ra­toire à ciel ouvert, leur temple de la biodi­ver­sité, en deux mots leur jardin péda­go­gique (Saint-Genis-Laval). 

– Urbains, festifs et artis­tiques : l’îlot des Amaranthes porte bien son nom ; lieu d’échanges, de créa­tion artis­tique, d’ani­ma­tions de quar­tier, il accueille tous les naufra­gés de la ville en mal de campagne, de légumes, de fleurs, de convi­via­lité. Les visi­teurs sont invi­tés à manier bêche et binette.

– Desi­gns : comme les jardins suspen­dus de la Cité du… design (Saint-Étienne), où des ateliers sont propo­sés pour mieux comprendre le travail des desi­gners sur le milieu natu­rel, avec à la clef la réali­sa­tion d’une mangeoire en maté­riaux recy­clés.

Vincent Jadot