Pour décou­vrir combien les appa­rences peuvent être trom­peuses grâce au travail remarquable de Philippe Droguet. Dans l’ex­po­si­tion Blow Up, l’ar­tiste utilise des maté­riaux inat­ten­dus pour recou­vrir la surface d’objets fami­liers, créant la surprise, l’amu­se­ment ou la répul­sion du visi­teur. Ses draps et cous­sins sont figés sous la paraf­fine ; des chaus­settes emplies de plâtre font appa­raître de nouvelles jambes ; coquillages et baignoires sont habillés d’un pelage clouté qu’on rêve de cares­ser avant d’en perce­voir le danger ; héris­sées de cure-dents, les branches se font cactus ou corps d’ani­mal… Saisis­sant.

Pour voir Pour mémoire, une sélec­tion d’œuvres qui ont marqué l’his­toire du musée d’Art contem­po­rain, dont la fasci­nante sculp­ture Mother as a Void (1988) d’Anish Kapoor. Ses pigments bleu élec­trique aspirent telle­ment la lumière, qu’il devient diffi­cile de savoir si l’œuvre est pleine ou creuse. Un peu plus loin, la vidéo Lover Finches (1991) de Cars­ten Höller suscite la curio­sité des enfants. Spécia­liste de la commu­ni­ca­tion chez les insectes, il a tenté une expé­rience musi­cale avec des bouvreuils.

Pour plon­ger dans La Matière grise de Daniel Firman. Sur deux étages, l’ar­tiste présente toutes les facettes de son travail, depuis des œuvres visuel­le­ment fortes comme l’élé­phant en suspen­sion accro­ché au mur par le bout de la trompe, les sculp­tures/objets d’élec­tro­mé­na­ger entouré de néons, ou encore la sculp­ture compo­sée de 7 moulages de corps de danseurs ayant posés indé­pen­dam­ment, jusqu’à l’ins­tal­la­tion sonore dépouillée, en passant par l’es­pace clos conçu pour 4 danseurs (Les Gens d’Uter­pan), dont on entend les mouve­ments sans jamais les voir.

Blan­dine Dauvi­laire

 

Jusqu’au 21/07