Après le carton ou le tricot, les Invites se mettent à l’eau. Le festi­val de Villeur­banne, dédié à la musique et aux arts de la rue, va plon­ger la ville dans une ambiance sous-marine peuplée de pois­sons étranges, de méduses lumi­neuses, de pieuvres géantes et autres monstres aqua­tiques. Ludique et onirique, cette théma­tique ultra­ma­rine a été choi­sie pour les jeunes publics, de plus en plus nombreux à fréquen­ter ce festi­val gratuit. 

Le centre-ville de Villeur­banne sera trans­formé en fonds marins, grâce à une équipe de scéno­graphes et la parti­ci­pa­tion des habi­tants, qui fabriquent depuis plusieurs semaines pois­sons suspen­dus et poulpes gigan­tesques. La méta­mor­phose urbaine et la parti­ci­pa­tion citoyenne sont en effet les deux carac­té­ris­tiques fortes de ce festi­val, qui privi­lé­gie l’émer­gence artis­tique. L’af­fiche musi­cale fait une large place aux décou­vertes (Baloji, Broc, Liz de Lux), mais aussi aux révé­la­tions du moment, comme La Femme. Les arts de la rue sont présents dans toute leur diver­sité, “ du cracheur de feu à l’évé­ne­ment gran­diose ”, souligne Patrice Pape­lard, direc­teur artis­tique. 

Les visi­teurs pour­ront déam­bu­ler, comme des pois­sons dans l’eau, en centre-ville de Villeur­banne, et se faire arro­ser par une baleine de 18 mètres de long, conçue par Géné­rik Vapeur et échouée sur la grève de l’hô­tel de ville. 

Pour accom­pa­gner le mammi­fère marin, Steve Waring repren­dra son inusable tube La Baleine bleue lors d’un concert nostal­gique mêlant blues et folk­songs.   

Autres spec­tacles pour un public fami­lial : le théâtre forain de l’illustre famille Burat­tini et son Musée des contes de fées, un numéro de clown catas­trophe avec Heyoka Théâtre, de la magie avec Pol compa­gnie, du hip-hop avec la compa­gnie De Fakto ou encore un duo impres­sion­nant entre un danseur et une pelle­teuse, par la compa­gnie Beau Geste. 

Enfin, la parade des marion­nettes géantes des Grandes Personnes de Boromo devrait ravir petits et grands, avec ses dix marion­nettes hautes de 4 mètres dansant au rythme des djem­bés, doum­doum, tamas et bala­fons.

Anne-Caro­line Jambaud