Nombreux sont les contes pour enfants qui célèbrent Noël. Hop s’en distingue habi­le­ment, choi­sis­sant de nous plon­ger dans un univers jusque-là encore inex­ploré au cinéma, celui de Pâques. Bien­ve­nue sur une île loin­taine et fantas­tique, où une bande de lapins moti­vés confec­tionne cloches, oeufs et autres frian­dises en choco­lat desti­nées à cette fête. Fils du patron de l’usine, Robbie doit prendre la suite de son père, une idée qui ne l’en­chante pas, lui qui aspire plutôt à deve­nir batteur de rock. Il prend alors la fuite à Holly­wood, où il rencontre Fred, un chômeur rêveur et imma­ture. Mélange d’ani­ma­tion (pour toutes les bestioles) et de film tradi­tion­nel, ce diver­tis­se­ment s’ins­crit dans la veine d’Al­vin et les Chip­munks. Le récit avance à vive allure, et le rongeur aussi exubé­rant que sans-gêne enchaîne les gaffes, au grand désar­roi d’un Fred tota­le­ment dépassé. A l’op­posé l’un de l’autre, les deux héros ont néan­moins une bles­sure commune : un père qui ne fait pas l’ef­fort  de les comprendre. Mine de rien le film sous-tend qu’il faut suivre ses désirs, écou­ter ses propres rêves, pas ceux que tentent parfois d’im­po­ser les parents.

Laurent Djian, pour Grains de Sel n° 67, été 2011.