Dans ce bras encore sauvage de la Loire, on fête un anni­ver­saire. Pour­tant, les hôtes de ces lieux, aigrettes, milans noirs, bécas­sines et le très discret castor, ne feront pas de folie. Tous se conten­te­ront de leur ration habi­tuelle d’eau, d’in­sectes, de vers, de petits rongeurs… Tout ce que leur procure cet écosys­tème recons­ti­tué, déve­loppé et protégé depuis 20 ans par l’équipe de l’Éco­pôle du Forez, avec le concours de la Frap­na*. Cette ancienne gravière est ainsi deve­nue, au fil des ans, la plus grande réserve orni­tho­lo­gique de la région Rhône-Alpes.

Le majes­tueux bâti­ment qui se dresse sur ces terres accueillantes est baptisé “ la Nef ”, un nom riche de sens pour célé­brer le culte de la nature. Il est depuis long­temps un lieu d’ob­ser­va­tion privi­lé­gié des quelque 250 espèces de migra­teurs qui appré­cient de faire une halte ici. Jumelles, lunettes, outils péda­go­giques offrent des condi­tions idéales d’ob­ser­va­tion. On y dispense même des forma­tions scien­ti­fiques.

Pour souf­fler ses 20 bougies, l’Éco­pôle a décidé de mettre les petits plats dans les grands afin d’ac­cueillir digne­ment les visi­teurs, les 1er et 2 juin. Un programme foison­nant et très nature, avec des prome­nades senso­rielles compre­nant notam­ment une décou­verte tactile et un orgue aux odeurs, mais égale­ment des contes, des jeux et des balades en calèche sur les 12 kilo­mètres de sentiers du parc. Pour les scien­ti­fiques en herbe, des ateliers décou­vertes ; les plus jeunes auront droit à des spec­tacles de marion­nettes, des ateliers maquillage, un manège écolo­gique…

L’art aura égale­ment sa place, à l’image des lieux et de l’évé­ne­ment : on expo­sera notam­ment des œuvres éphé­mères réali­sées à partir de maté­riaux ramas­sés sur place. 

Vincent Jadot