Il est rare de décou­vrir un dessin animé aussi origi­nal. Tant au niveau de son ton, complè­te­ment loufoque, que de son univers graphique, fran­che­ment déjanté. Peut-être connais­sez-vous déjà la BD signée Lewis Trond­heim et José Parrondo, ou la série télé­vi­sée. Le film en reprend l’idée de papas qui racontent le soir des histoires à leurs enfants, à leur manière. Celle de Laurent est telle­ment parti­cu­lière que ses enfants Pierre et Jeanne l’ins­crivent par surprise à un show télé­visé pour qu’il devienne le meilleur racon­teur d’his­toires. 

Le récit suit donc cette compé­ti­tion semée d’em­bûches pour le pauvre Laurent qui, s’il fait part d’une imagi­na­tion hors pair, n’a en revanche qu’une piètre confiance en lui. Ce fil conduc­teur est un peu pauvre mais permet de mettre en 

avant l’es­sen­tiel : une succes­sion d’his­toires toutes plus abra­ca­da­brantes les unes que les autres, mais toutes portées par un univers visuel diffé­rent et d’une richesse épous­tou­flante. On passe de La Joconde à une jungle intem­po­relle peuplée de prin­cesses en croi­sant Zorro, Les Beatles, la bête du Gévau­dan ou Michael Jack­son. Dingue, non ? On vous aura prévenu. 

 

Véro­nique Le Bris.

Critique parue dans Grains de Sel n° 60, octobre 2010