Avant que les jours ne raccour­cissent, pres­sés par l’im­pa­tience de l’au­tomne, quoi de mieux qu’un après-midi qui s’étire à l’ombre d’un soleil de septembre, sur l’herbe, jusqu’à la tombée de la nuit ? Un joli parc, des tran­sats, un coin lecture, une petite aire impro­vi­sée où les enfants s’amusent au cham­boule-tout ou au volley. De quoi étan­cher sa soif et satis­faire les affa­més. Quelques accords de musique live sur une scène cham­pêtre. C’est simple, léger, un rien imper­ti­nent… en un mot désin­volte, comme le nom de ce festi­val d’un jour.

Une idée lancée entre voisins et amis, qui ont décidé de convier tous ceux qui voulaient enter­rer leur été en beauté et en musique. La program­ma­tion est éclec­tique, soignée, des groupes qui font parler d’eux dans la presse spécia­li­sée. Pour cette deuxième édition : une première partie déca­lée, disso­nante, avec Liz de Lux, une voix douce qui flirte avec des sons de jouets d’en­fants, des accords de ukulélé, de banjo, de guita­re… Puis de la pop élégante, un peu céré­brale et chamar­rée si on en croit le nom du groupe : Alexis and Brain­bow. Enfin, pour élec­tri­ser un peu l’am­biance, faire le plein d’éner­gie et affron­ter le lundi, Blue Candies et du rock pop élec­tro. Avec des après-midi comme ça, Édith Piaf n’au­rait jamais chanté : «  je hais les dimanches  » ! 

Vincent Jadot