Quand il était petit, Tim Burton était un enfant soli­taire, s’en­nuyant ferme à Burbank, en Cali­for­nie, où il vivait. Il avait peu d’amis, un chien qu’il adorait et une passion : regar­der des films d’hor­reur, dont Fran­ken­stein avec Boris Karloff. Et selon lui, c’est cet envi­ron­ne­ment qui lui aurait permis de déve­lop­per ses talents et son univers. 

Victor, son héros, est comme lui. Un soli­taire passionné de cinéma et de sciences, qui a pour compa­gnon adoré son chien Sparky. Lorsque celui-ci meurt bruta­le­ment, Victor, très meur­tri, décide de mettre en appli­ca­tion les prin­cipes de la foudre qu’il vient d’ap­prendre à l’école pour redon­ner vie à son chien. Mais ressus­ci­ter un mort ne va pas sans poser quelques problè­mes… 

Pour sa première colla­bo­ra­tion avec Disney, Tim Burton semble avoir misé sur l’au­dace : son film est en noir et blanc, en 3D et réalisé en anima­tion tradi­tion­nelle avec des marion­nettes. En plus, il choi­sit de réin­ter­pré­ter, pour les enfants, le mythe de Fran­ken­stein, dont il avait déjà fait un court métrage en 1984. Dommage qu’en passant au long, Burton n’ait pas jugé néces­saire de densi­fier son scéna­rio. Une fois l’uni­vers et les person­nages posés, l’his­toire s’égare pour finir dans une sorte de délire inin­té­res­sant et presque conven­tion­nel. 

 

Véro­nique Le Bris.