Se jouant du réel et de nos sensa­tions, l’uni­vers fantas­ma­go­rique de Marcia Barcel­los (choré­graphe) et Karl Biscuit (compo­si­teur et metteur en scène) porte l’em­preinte des jeux vidéo, de la bande dessi­née et de la science-fiction. Pour le ballet de l’opéra de Lyon, le duo a imaginé une épopée extra­va­gante autour d’un certain Emil Prokop, cinéaste dont la figure se dessine au gré de séquences ciné­ma­to­gra­phiques cousues de fantai­sie et de clins d’œil à Mélies. Plus qu’une choré­gra­phie, Atva­kha­bar rhap­so­dies est une expé­rience qui éveille les sens. Dans un foison­ne­ment d’images proje­tées, les corps des danseurs nous invitent à bascu­ler pour explo­rer les contours d’un autre espace-temps.

Blan­dine Dauvi­laire