Ce Lac des cygnes revi­sité par Dada Masilo, choré­graphe sud-afri­caine de 28 ans à fort tempé­ra­ment, explose de vita­lité et d’in­tel­li­gence. Fusion­nant danse clas­sique et danse afri­caine, les 12 inter­prètes, pieds nus et en tutus, bous­culent les codes avec humour. Ils portent aussi sur scène les ques­tions qui agitent l’Afrique du Sud comme l’ho­mo­pho­bie (le prince préfère les garçons) ou les ravages du sida. Fraîche et pétillante comme du cham­pagne, la pièce se charge peu à peu d’émo­tion, au gré d’une bande son magni­fique. Et c’est debout, le cœur enflammé, que le public ovationne cette œuvre eupho­ri­sante.

 

Blan­dine Dauvi­laire.