Dans une taverne du nord de l’An­gle­terre, un équi­page hété­ro­clite de pirates se met en route pour aller cher­cher de l’or à Manille. L’un d’entre eux, l’étrange Selkirk, détient des cartes rares pour passer le Cap Horn, au sud du Chili. Une fois les Quaran­tièmes Rugis­sants derrière eux, les marins ne parviennent toujours pas à s’en­tendre. Après une dispute, ils décident de larguer Selkirk, seul sur une île. Il y restera quatre ans avant qu’un autre équi­page de pirates le repêche. Il en sera à jamais changé. 

Alexandre Selkirk a vrai­ment existé au XVIIe. C’est même son histoire qui a inspiré Daniel Defoe pour écrire son roman Robin­son Crusoé, paru en 1719. La vie épique de ce marin écos­sais au fort carac­tère est évidem­ment incroyable et méri­tait large­ment d’être racon­tée dans un film à desti­na­tion des enfants. Celui-ci restera d’ailleurs dans l’his­toire comme le premier dessin animé réalisé en Uruguay. Bien mis en scène, conté avec rythme et avec humour, habité par des person­nages consé­quents croqués en amusantes marion­nettes de pâte à mode­ler, ce Selkirk-là s’in­vite comme la très belle surprise de ce début d’an­née 2013. 

Véro­nique Le Bris.