Au Moyen Âge et à la Renais­sance, la licorne a été l’ani­mal merveilleux le plus repré­senté. C’est d’ailleurs en se remé­mo­rant des tapis­se­ries d’époque que Peter S. Beagle, l’au­teur du livre, a eu l’idée de cette heroic fantasy, l’une des premières à avoir été adap­tées au cinéma, en 1982. 

Une licorne comprend qu’elle est sans doute la dernière de son espèce. Pour en avoir le cœur net, elle quitte sa forêt et rencontre un jeune magi­cien, pas très sûr de ses pouvoirs. Il la convainc de rejoindre le château du roi Haggard, où un redou­table taureau de feu aurait conduit toutes les licor­nes… La route, parse­mée d’em­bûches, chan­gera à jamais son exis­tence.

Ce dessin animé améri­cain au look très années 80 rappelle  l’uni­vers des séries japo­naises pour la télé­vi­sion : les couleurs sont criardes, les person­nages mascu­lins très émaciés, les fémi­nins vapo­reux et candides. Normal, puisque l’an­cêtre du studio Ghibli contri­bua large­ment à le dessi­ner. Il n’em­pêche que cette aven­ture est merveilleuse, dans tous les sens du terme, bien ryth­mée et mérite qu’on s’y attarde. 

 

Véro­nique Le Bris