L’Ira­nienne Marjane Satrapi, Enki Bilal, l’homme des Balkans, René Goscinny, polo­nais du côté de son père, la jeune et talen­tueuse Margue­rite Abouet, d’ori­gine séné­ga­lai­se… Longue est la liste des dessi­na­teurs de BD issus de l’im­mi­gra­tion. Ils sont aussi nombreux, ceux qui en ont fait un des ingré­dients de leur travail, sous un jour romancé ou de façon docu­men­taire. C’est cette rela­tion fruc­tueuse entre l’art popu­laire de la BD et l’exil qu’ex­plore le musée de l’His­toire de l’im­mi­gra­tion. Dans cette expo­si­tion qui retrace des trajec­toires singu­lières et décrypte l’évo­lu­tion de la repré­sen­ta­tion du migrant, un parcours a été spécia­le­ment imaginé pour les enfants. Dans sept petits salons de lecture, ils pour­ront éluci­der des énigmes, faire leur arbre généa­lo­gique ou s’exer­cer sur une table lumi­neuse aux rudi­ments de la bande dessi­née. Ce parcours de bulles et d’his­toires de migrants est le bien­venu, à une époque où ressortent des idées rassies de guenon et de banane.

Aude Spil­mont

 

1 idée en plus : en prolon­ge­ment de la visite de la Cité de l’im­mi­gra­tion, instal­lée dans le palais de la Porte dorée, flânez dans le jardin alen­tour. Imaginé par l’ar­tiste bota­niste Liana Motta, ce jardin est riche de 130 varié­tés de plantes du monde entier. Il raconte à sa façon la richesse des échanges entre les hommes.