Char­lotte et Marie Finde­ling sont les créa­trices de la marque DEUZ, un très bel univers de jeux et objets ludiques à hauteur d’en­fants de 0 à 10 ans. 

 

Votre couleur favo­rite ? 

Rouge.

 

De quelle(s) idée(s) ou envies est né(e) Deuz ? 

Il y a 3 ans, Char­lotte et moi avons eu la même envie : mettre notre éner­gie dans une aven­ture qui serait vrai­ment la nôtre. L’uni­vers de l’en­fant était une évidence : un beau terrain de jeux pour expri­mer mon univers graphique.

 

L’illus­tra­tion et le graphisme sont très présents dans vos collec­tions ? 

Oui, c’est d’ailleurs ce qui fait l’iden­tité de Deuz. Et c’est assez logique, puisque je suis à l’ori­gine desi­gner graphiste. 

 

Un illus­tra­teur dont vous aimez beau­coup le travail ? 

Pour moi, Paul Cox, et pour Char­lotte, Olivier Douzou en personne!

 

Si vous deviez résu­mer l’es­prit de la marque en 3 mots clés ? 

Nos créa­tions sont graphiques – éco-respon­sables – astu­cieuses.

 

Le métier que vous vouliez faire enfants ? 

Je voulais être archi­tecte, Char­lotte, gérante d’un centre hippique.

 

Pourquoi Deuz et pas Prem’s ? 

Parce qu’on est DEUX sœurs, parce qu’on vient d’une famille nombreuse et qu’on faisait souvent la course, petites, en comp­tant « prem’s, deuze, troi­ze… » Et puis la posi­tion deuz, c’est un chal­lenge pour passer devant… et on aime bien fran­chir les obstacles!

 

Votre plus grand succès ? 

Que de Séoul à Toulouse, en passant par Sydney, des enfants s’éclatent sur notre Super Jeu de l’oie

 

Et votre plus gros flop ? 

Une appli­ca­tion I Pad… bien plus complexe que prévue à mettre au point!

 

Le livre que vous préfé­riez quand vous étiez enfant ? 

J’ai­mais beau­coup L’Arbre géné­reux de Shel Silver­stein. Char­lotte était fasci­née par un exem­plaire des Fables de La Fontaine, illus­tré par Gustave Doré.

 

Le film ?

Le Roi et l’oi­seau, pour toutes les 2!

 

Et le jouet ? 

Nous avons passé des milliers d’heures à jouer au Mono­poly entre cousins, mais dans une version amélio­rée… dont nous avions refait toutes les cartes. 

 

Ce que vous aimez le plus dans votre travail ? 

Cogi­ter tous azimuts sur de nouveaux projets, aller nous inspi­rer dans les musées ou dans les cahiers de dessins de mes enfants.

 

Ce que vous savez bien cuisi­ner (ou manger) ? 

Pasta chez Marie… Chez Char­lotte, le frigo est souvent vide.

 

Et votre petit goûter gour­mand ?

Bol de Choca­pic chez Marie, tarte­lette au citron pour Char­lotte.

 

Qui achète les jeux Deuz ?  

Des parents qui aiment les objets plutôt design ou qui sont sensibles à des critères de fabri­ca­tion éco-respon­sables.

 

Où fabriquez-vous et pourquoi ? 

Nous travaillons avec des parte­naires enga­gés aux niveaux écolo­gique et social. Nos créa­tions en coton sont conçues dans des ateliers équi­tables en Inde, tous nos éléments en bois sont fabriqués dans le Jura par un arti­san utili­sant du bois de forêts gérées dura­ble­ment. Nos embal­lages en carton recy­clé sont impri­més dans la Sarthe.

 

Une bonne adresse pour petits et grands ? 

La Pana­cée à Mont­pel­lier, un centre d’art en plein cœur de ville, avec un joli café, un patio, des expos et des ateliers pour les petits.

 

Comment s’opère la direc­tion artis­tique ? La créa­tion de collec­tion ou de séries limi­tées ? 

Je gère la direc­tion artis­tique de Deuz, mais les créa­tions s’éla­borent en équipe, dans mon atelier de Mont­pel­lier. On accroche plein de choses au mur, des croquis, des images qui m’ins­pirent. On colle, on coupe, on dessi­ne… et on ques­tionne nos amis proches sur les projets qui les séduisent le plus. Ensuite, on lance le proces­sus de fabri­ca­tion, et les choses sérieuses commencent!

 

Votre plus grande bêtise, enfant ? 

J’étais très sage. Char­lotte, beau­coup moins : à 10 ans, elle a volé un poney dans un centre équestre et l’a ramené à la maison. Le lende­main, elle a dû expliquer aux gendarmes qu’elle avait voulu faire prendre l’air à un animal qui restait toujours enfermé dans son box.

 

Quels sont vos projets à venir ? 

Nous en avons plusieurs… mais chut! Surprise.  Nous les présen­te­rons début 2014.

 

Et votre projet le plus fou ? 

La version mini de notre tente cana­dien­ne… parce que les doudous aussi ont le droit de faire les fous!

 

Que faites-vous le dimanche ?

Il arrive qu’à l’heure où Char­lotte rentre se coucher après une nuit pari­sienne pétillante, je me lève à Mont­pel­lier pour embarquer mes loulous à la plage.

 

Votre tatouage préféré ? 

Un joli cœur au Bic sur le bras.

 

www.deuz.biz

Propos recueillis par Anne Bens.