Seule sur un quai de gare, une femme se souvient de ceux qu’elle a aimés… Dans un dispo­si­tif minia­ture, la choré­graphe Michèle Anne de Mey invente une « nano­danse » qu’elle réalise du bout des doigts dans des décors de poupée. Évoquant l’in­ten­sité d’un choc amou­reux, ce ballet sensible entre une main fémi­nine et une main mascu­line est filmé en direct par les camé­ras de Jaco Van Dormael (le réali­sa­teur de Toto le héros et du Huitième jour), puis projeté sur grand écran. Tota­le­ment inclas­sable, Kiss and Cry allie les effets visuels féeriques, la mélan­co­lie et l’hu­mour pour racon­ter une histoire d’amour d’une poésie renver­sante. Un bijou.

Blan­dine Dauvi­laire