Il y a une ving­taine d’an­nées, des orni­tho­logues passion­nés ont trans­formé, avec le concours de la Frapna, une gravière aban­don­née et lais­sée à l’état de dépo­toir en un éden de 400 hectares pour les oiseaux et les mammi­fères d’eau. Plus de 250 espèces de migra­teurs font désor­mais étape à l’Éco­pôle du Forez. Autant dire que c’est le lieu idéal pour obser­ver les oiseaux : jumelles ou longue-vue en main (elles peuvent être prêtées sur place), on s’offre une balade d’en­vi­ron 5 kilo­mètres autour du site ; le parcours, qui longe en partie un bras de la Loire, est ponc­tué de panneaux d’in­for­ma­tions, de bornes sonores et de postes d’ob­ser­va­tion, pour tenter de surprendre la vie privée des grèbes huppées, des martins-pêcheurs ou des canards chipeaux. La star des hôtes de ces lieux, le castor, vit ici inco­gnito. Seuls les arbres qu’il grignote permettent de suivre sa trace.

Le pavillon d’ac­cueil construit sur pilo­tis abrite un espace d’ex­po­si­tion. Des bornes inter­ac­tives, des maquettes, des diapo­ra­mas, des praxi­no­scopes permettent de percer les secrets du fleuve et de ses habi­tants en s’amu­sant.

Par Vincent Jadot