Voilà un film qui débute comme une folle course-pour­suite qui impose, pour un maxi­mum d’ef­fets, de le voir en 3D. Un chaton est aban­donné par sa famille. Rejeté de toutes parts, il atter­rit dans un manoir déglin­gué, très parti­cu­lier, où il est d’abord fort mal accueilli.

C’était sans comp­ter sur le « magi­cien », un vieil origi­nal qui adore les chats, les enfants, et tout un tas d’objets et de jouets tous plus éton­nants les uns que les autres (une ampoule fluo­res­cente, un singe qui joue du tambour, une danseuse arti­cu­lée, un distri­bu­teur de chewing-gums…). Mais le manoir est menacé d’être vendu ou démoli. Toute la clique hété­ro­clite qui l’ha­bite va se mobi­li­ser pour le préser­ver. 

Ben Stas­sen, le réali­sa­teur, s’est fait connaître avec Fly me to the moon et Le Voyage extra­or­di­naire de Samy. Spécia­liste euro­péen de la 3D et des effets spéciaux, ce Belge montre ici une capa­cité inédite à utili­ser le cinéma en relief, grâce à une caméra subjec­tive parti­cu­liè­re­ment bien utili­sée : on est la plupart du temps avec le chaton, à hauteur de ses yeux. 

Avec un scéna­rio enlevé, qui laisse une belle place à l’aven­ture et à des décors magni­fiés par tout un bric-à-brac inven­tif (la cuisine vintage, par exemple), Le Manoir magique pour­rait être une des belles surprises de Noël.  

Véro­nique Le Bris