La mémoire, c’est le souve­nir de l’odeur et de la saveur d’une made­leine, des tables de multi­pli­ca­tion apprises par cœur, d’un visage tant aimé, d’un rendez-vous chez le dentiste à ne pas manquer… Mais comment fonc­tionne-t-elle et pourquoi nous joue-t-elle parfois des tours ? Pour nous aider à percer ses mystères, le centre de culture scien­ti­fique La Rotonde a eu la lumi­neuse idée de conce­voir une expo­si­tion. Venez vous amuser à faire fonc­tion­ner vos méninges et éveiller vos sens dans un parcours jalonné de jeux, repor­tages, tests inter­ac­tifs, maquettes, instru­ments scien­ti­fiques et diapo­ra­mas. Ce voyage au cœur de notre boîte crânienne nous invite à comprendre comment se fabrique un souve­nir, quels sont les diffé­rents types de mémoire et d’où viennent les anoma­lies, du petit oubli à la patho­lo­gie plus sévère.

Vous décou­vri­rez que les animaux sont aussi dotés d’un système de mémoire qui peut se révé­ler très perfor­mant. Mais qu’en est-il de celle, légen­daire, des éléphants ? Le pois­son rouge est-il plus doué qu’on ne le croit ? Et comment se trans­met le schéma de fabri­ca­tion d’une toile chez les arai­gnées ? La dernière étape de cette expo­si­tion vous propose de vous inter­ro­ger sur les béné­fices et les risques liés aux outils augmen­tant la mémoire de l’homme. Car si aujourd’­hui l’in­for­ma­tique lui permet de gagner en terme de volume de stockage d’in­for­ma­tions, la mémoire numé­rique n’a pas cette capa­cité de la mémoire biolo­gique de réflé­chir en faisant des liens entre plusieurs infor­ma­tions. Elle n’a pas non plus l’émo­tion d’un souve­nir. Quid égale­ment de l’in­fluence du numé­rique sur notre capa­cité à écrire avec la main ?

Aude Spil­mont.