Les tout-petits sont gâtés : presque chaque mois, un programme de courts métrages s’adresse direc­te­ment à eux. Maison sucrée, jardin salé réunit ainsi six films courts imagi­nés et réali­sés dans des pays diffé­rents, mais de niveau inégal. Si Petit frère, le premier du programme, et La Maison, le quatrième, sont inté­res­sants graphique­ment, l’un jouant sur le crayonné, l’autre sur la méta­mor­phose, leurs messages ne sont pas toujours aisés à saisir. Les deux épisodes de Carotte, qui multi­plient les aven­tures d’un duo contre nature – un bonhomme de neige voya­geur et un lapin affamé de carottes -, sont, eux, parfai­te­ment compré­hen­sibles par tous et surtout, très amusants. Limaçon et cari­coles, où une petite limace veut deve­nir escar­got, est char­mant et très réussi d’un point de vue graphique. Mais c’est évidem­ment le film qui donne son nom à la série qui mérite l’at­ten­tion la plus soute­nue : un cupcake quitte son monde sucré qui se dissout dans l’eau pour une île de légumes, où le sucre n’existe pas et où l’eau est bien­ve­nue. Et celui-ci est réalisé avec de vrais gâteaux, de vrais morceaux de sucre et de vrais broco­lis, pommes de terre etc. On en mange­rait ! 

Véro­nique Le Bris.