Trois jolis courts-métrages récents sont regrou­pés dans ce programme pour leurs théma­tiques et leurs bandes-son, qui mettent toutes en scène un piano.

Le premier, en noir et blanc, a pour person­nage prin­ci­pal Beetho­ven, à la fin de sa vie. Il donne un réci­tal quand deux petites créa­tures, qui logent dans chacune de ses oreilles, prennent vie et s’échappent de son corps. L’une lui veut du bien, l’autre du mal, elles s’af­frontent et rendent le musi­cien aussi dingue que créa­tif. Suit Pl.Ink, un film court et sans réelle narra­tion, où un peintre abstrait voyage dans ses œuvres grâce à son bébé rieur. 

Enfin, Le Piano magique est un très joli film polo­nais, muet mais porté par la musique magis­trale de Chopin, où des marion­nettes extrê­me­ment expres­sives évoluent dans un envi­ron­ne­ment fami­lier, quasi réel. Il raconte le drame de la sépa­ra­tion d’une petite fille et de son père, sommé par la misère d’al­ler travailler à Londres. Elle reste en Pologne et découvre, un jour d’en­nui et de soli­tude, un piano démonté dans la cour de son immeuble. Par son imagi­na­tion, elle en fait un objet volant capable de parcou­rir l’Eu­rope et de la rappro­cher ainsi de son père.  

Véro­nique Le Bris