Juste avant la seconde guerre mondiale, Liesel, l’en­fant d’une commu­niste, est adop­tée par un couple d’Al­le­mands, peu favo­rables à Hitler mais discrets sur leur oppo­si­tion. Ils vivent dans un village où tout le monde se connaît et où la vie est déjà bien réglée par le nazisme. 

Liesel ne sait pas lire mais elle adore les livres. Elle est profon­dé­ment choquée quand, sur la place de son village, les gens sont sommés d’ap­por­ter les leurs et de les brûler. Elle s’ar­range pour en récu­pé­rer un, qu’elle garde soigneu­se­ment. Bien­tôt, sa famille recueille un jeune juif qu’elle cache et c’est par la lecture que Max et Liesel s’ap­pré­hen­de­ront mutuel­le­ment. 

De facture très clas­sique, ce film tiré d’un best-seller austra­lien vaut avant tout pour son histoire, magni­fique, et pour la manière dont elle propose une approche nouvelle d’une période archi­con­nue. Dommage que la réali­sa­tion et la mise en scène ne soient pas à la hauteur du récit, ni du talent de l’ac­trice prin­ci­pale, la jeune Sophie Nélisse, excel­lente du début jusqu’à la fin du film.

Véro­nique Le Bris