Juste avant Noël 2008, les aven­tures de Niko, le fils intré­pide d’un des rennes de la brigade du Père Noël, nous avaient enchan­tés. Le voilà de retour, à peine grandi. Niko vit toujours seul avec sa mère. Mais celle-ci veut refaire sa vie avec un nouveau renne, lui-même père du jeune Jonni. Notre jeune héros, qui espé­rait tant que ses parents soient à nouveau réunis, refuse cette nouvelle famille. Pour­tant, quand la vie de son “petit frère” est mena­cée, c’est lui qui fait tout pour le sauver. 

Même graphisme, même esprit mêlant aven­ture enle­vée et vrais sujets de société, ce Niko-là est pour­tant plus fade que le premier. Est-ce l’ab­sence d’ef­fet de surprise, le fait que le merveilleux (la brigade du Père Noël) ne soit plus au centre de l’his­toire ? 

Pour­tant, le film conti­nue à béné­fi­cier de nombreux atouts : un héros atta­chant, des méchants effrayants (les aigles), une aven­ture à rebon­dis­se­ments toujours très bien menée et surtout, un soin apporté aux person­nages secon­daires, au premier rang desquels un vieux renne à la vue trouble et au contact revêche, qui donne, à lui seul, une dimen­sion extrê­me­ment humaine à ce dessin animé. 

Fina­le­ment, on en repren­dra peut-être un troi­siè­me… 

 

Véro­nique Le Bris.