Quelle belle idée ! Le CHRD nous propose de décou­vrir une autre facette de la vie à Lyon pendant la guerre : la mode sous toutes ses coutures. Cette expo­si­tion, qui devrait séduire les préado­les­cents et les adoles­cents, raconte comment Lyon devint « capi­tale de la mode » après le repli des maisons de couture pari­siennes et comment la coquet­te­rie s’éri­gea en arme de résis­tance. Elle témoigne aussi de l’in­gé­nio­sité que déployèrent les femmes lyon­naises dans cette période de restric­tions. Pour conti­nuer à se vêtir, elles n’hé­si­taient pas à retailler des rideaux ou des vestes d’hommes.

Plus que de suivre la mode, les femmes la firent et s’ada­ptèrent aux nouvelles contraintes sociales. Les jupes raccour­cis­saient et les manteaux étaient délais­sés pour des vestes plus pratiques pour chemi­ner à vélo ou travailler. Pour appré­hen­der cette réalité tout en huma­nité, les visi­teurs de l’ex­po­si­tion sont conduits sur les podiums des défi­lés, dans les kiosques à jour­naux et au cœur des foyers domes­tiques. Une impor­tante partie est aussi consa­crée au cinéma. Grâce à un prêt excep­tion­nel de la Ciné­ma­thèque française, décou­vrez notam­ment la tenue de Romy Schnei­der dans Le Vieux Fusil, de Carole Bouquet dans Lucie Aubrac ou d’Isa­belle Adjani dans Bon voyage

Aude Spil­mont