Avec ses souks colo­rés, sa place Jemaa-el-Fna qui palpite jour et nuit, ses palais de toute beauté, la cité impé­riale de Marra­kech envoûte petits et grands. À seule­ment trois heures de Lyon, 
le dépay­se­ment est total. Bien­ve­nue dans la ville rouge ! 
Par Blan­dine Dauvi­laire.
Desti­na­tion prisée des familles avides de soleil et de douceur de vivre, la perle du Sud maro­cain accueille ses hôtes avec géné­ro­sité. Inscrite au patri­moine mondial de l’hu­ma­nité par l’UNESCO, sa médina est en soi un petit voyage pour les enfants. Si vous dispo­sez de peu de temps, c’est ce quar­tier histo­rique bordé de remparts impo­sants qu’il faut décou­vrir en prio­rité.
 

La place Jemaa-el-Fna

Cœur vibrant de la ville situé aux portes des souks, la célèbre place se trans­forme en fin de jour­née en un théâtre à ciel ouvert avec l’ar­ri­vée d’ar­tistes et de marchands en tous genres. Vendeurs de jus d’orange ou de spécia­li­tés, acro­bates, char­meurs de serpents, musi­ciens gnawa, conteurs se mêlent dans une ambiance festive et popu­laire. 
À faire : goûter le thé à la menthe et les déli­cieuses cornes de gazelle de la Pâtis­se­rie des Princes (32, rue Bâb-Agnaou). Prendre un verre au coucher du soleil sur la terrasse du Café de France ou du grand balcon du café glacier pour admi­rer la place en effer­ves­cence (vue magique mais plats et service sans inté­rêt).
 

Les souks

Animés, bruyants, abri­tant de minus­cules échoppes le long d’un dédale de ruelles où se faufilent piétons, char­rettes et moby­lettes, les souks sont aussi ponc­tués de patios, fontaines et riads. Il faut oser se perdre dans ce laby­rinthe joyeux pour toucher du doigt l’âme de la ville et décou­vrir la richesse de son arti­sa­nat. Ferron­niers, vanniers, bijou­tiers, potiers, marchands d’épices ou de babou­ches… Dans cette caverne d’Ali Baba, négo­cier est un sport natio­nal auquel les enfants s’ini­tient vite.
À faire : s’ins­tal­ler au Café des Épices pour boire un thé et grigno­ter, jolie vue sur le mina­ret de la Koutou­bia et les contre­forts de l’At­las depuis le toit-terrasse (75, place Rahba-Lakdima).
Déjeu­ner ou dîner Chez Brahim (deux adresses dans la même rue), cuisine maro­caine simple et copieuse (pastilla au poulet, brochettes de viande etc.). Le soir, présence de musi­ciens berbères (38, rue Daba­chi).
 

Faut-il faire un tour en calèche ?

Si vous avez de jeunes enfants ou que vos ados traînent la patte, la calèche reste un bon moyen de traver­ser la médina et de longer les remparts sans les fati­guer. N’ou­bliez pas de négo­cier le tarif avant de vous asseoir et de préci­ser que vous ne souhai­tez pas faire d’achats en route, sinon vous risquez de vous arrê­ter chez les amis arti­sans du chauf­feur (envi­ron 15 € les 30 mn).
 
Dans le quar­tier de Guéliz

Le jardin Majo­relle

Loin du tumulte de la ville, cet écrin de verdure imaginé par le peintre Jacques Majo­relle a été  racheté par Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé en 1980. Restauré et paysagé avec goût, il est devenu l’un des plus beaux jardins du Maroc et abrite depuis 2008 les cendres du grand coutu­rier. Planté d’es­sences exotiques prove­nant du monde entier, il offre une déam­bu­la­tion poétique au milieu de bambous et cactus géants, bougain­vil­lées en fleur, bassins de nénu­phars et lotus, fontaines, chemins d’eau peuplés d’oi­seaux… Cette végé­ta­tion luxu­riante contraste avec le bleu Majo­relle (en hommage au bleu intense décou­vert dans l’At­las par l’ar­tiste) qui recouvre les bâti­ments, dont la fameuse villa-atelier du peintre trans­for­mée en petit musée berbère. Un para­dis à visi­ter plutôt le matin pour éviter la foule. www.jardin­majo­relle.com
 

Où dormir ?

De préfé­rence dans l’un des nombreux riads de la médina, à deux pas des souks et de la place Jemaa-el-Fna. Ces maisons tradi­tion­nelles trans­for­mées en hôtels de charme permettent de tout faire à pied ou presque et il y en a pour toutes les bourses.

• Riad des drôles 

Une adresse simple et convi­viale qui offre 4 chambres, dont une ratta­chée à celle des parents. Tarifs : 30 à 60 €. www.riad-des-droles-marra­kech.com

• Riad Essaous­san

Ce riad propose dix chambres dont un dortoir de 6 lits pour les familles nombreuses. Possi­bi­lité de dîner sur place. Tarifs : de 30 à 80 €. www.riades­saous­san.com

• Riad Sacr

Une adresse authen­tique tenue par la famille Sakr (depuis deux géné­ra­tions) qui privi­lé­gie l’ac­cueil et l’échange avec ses hôtes. 5 grandes chambres avec lit supplé­men­taire, possi­bi­lité de dîner sur place. Tarifs : 65 et 75 €. www.riad-dar-sacr.com

• Riad Cami­lia

L’une des plus belles adresses de Marra­kech avec 6 chambres spacieuses et confor­tables, une  déco­ra­tion raffi­née, une magni­fique terrasse, un espace relaxa­tion, une excel­lente table d’hôtes et un service baby-sitting sur réser­va­tion. Tarifs : à partir de 130 €. www.riad­ca­mi­lia.com
 
À 30 kilo­mètres de Marra­kech

La vallée de l’Ou­rika

Nichée dans les montagnes de l’At­las, la vallée de l’Ou­rika donne un bel aperçu de la vie rurale berbère. Paysages verdoyants, points de vue superbes et villages pitto­resques sont les points forts de cette excur­sion facile d’ac­cès en voiture de loca­tion, bus ou taxi. Pour éviter la horde de touristes, partez tôt le matin et prévoyez une randon­née au départ de Khemis, Asguine, Aghba­lou ou Asgaour. Depuis Setti Fatma, vous pour­rez marcher jusqu’aux cascades, elles ne sont pas spec­ta­cu­laires mais la balade est jolie (1h de marche aller-retour). Bonnes chaus­sures et pull indis­pen­sables. Prévoir un pique-nique.

• À faire égale­ment : passer la nuit à l’Éco­lodge du domaine des Terres d’Ama­nar. Esca­lade, randon­nées, tyro­liennes, accro-park, VTT, piscine dans un site préservé. www.terres­da­ma­nar.com

 
Vol direct depuis Lyon : www.easyjet.com  /  Office natio­nal du tourisme maro­cain : www.visit­mo­rocco.com