Jack est né le jour le plus froid du monde et son cœur en a gelé. On lui a remplacé par une horloge, qu’il faut remon­ter. Jack pourra vivre, à condi­tion de respec­ter scru­pu­leu­se­ment trois condi­tions : ne pas toucher à ses aiguilles, maîtri­ser sa colère et ne jamais tomber amou­reux. Mais il rencontre Miss Acacia, une jeune fille touchante et très myope, dont il s’éprend immé­dia­te­ment. Pour­tant, la retrou­ver et la conqué­rir sera, pour lui, un long chemin semé d’em­bûches. 

Cette histoire a d’abord été un roman à succès puis un album de Diony­sos, avant de connaître une troi­sième vie sur grand écran. Et c’est Mathias Malzieu, chan­teur et guita­riste de ce groupe de rock français, qui est aux commandes. Le film est donc une nouvelle expres­sion de leur univers, un peu inspiré de Burton, en moins morbide, ou de Méliès, à qui il est clai­re­ment fait réfé­rence, et c’est évidem­ment ce qui fait à la fois son origi­na­lité et son unité. 

Malgré sa texture à l’an­cienne, son ancrage à la fin du XIXe siècle, cette comé­die musi­cale est réso­lu­ment moderne, grâce à ses inter­prètes fami­liers (Olivia Ruiz, Grand Corps Malade et Diony­sos bien sûr), tout en gardant le charme d’un conte merveilleux, d’une aven­ture enle­vée, riche en rebon­dis­se­ments. Une belle surprise ! 

Véro­nique Le Bris