Dans la forêt où il habite, Petit Corbeau, surnommé Chaus­sette à cause de celle, rayée, qu’il porte à la patte gauche, impose sa loi à tous. Sa person­na­lité, débor­dante et origi­nale, lui vaut quelques déboires : il ment aussi volon­tiers qu’il fait des bêtises. Alors qu’il est puni, il part se battre sur le barrage qui protège sa forêt des inon­da­tions. Et pata­tras ! sans le vouloir, le voilà qui détruit le subtil équi­libre de son lieu de vie. Chaus­sette part donc à la recherche des castors, qui sont les seuls à pouvoir répa­rer ses dégâts. Ses amis Frisouille, le petit mouton, et Eddie, l’ours, décident de l’ac­com­pa­gner. 

C’est une histoire atta­chante, à la morale qui prône la puis­sance de l’ami­tié et de la soli­da­rité tout comme le néces­saire respect des diffé­rences, que nous raconte ce film alle­mand qui tarde toute­fois à démar­rer. La réali­sa­trice prend trop de temps à défi­nir ses person­nages et finit par se répé­ter. On aurait aimé que l’aven­ture, avec ses multiples rencontres, arrive un peu plus vite et révèle alors les carac­té­ris­tiques de chacun. Rien de bien origi­nal donc dans ce film pour les tout-petits, mais l’en­semble (des dessins aux dialogues) reste de bonne facture. 

Véro­nique Le Bris