Depuis que la catas­trophe a eu lieu, le monde s’est scindé en trois parties : l’une d’elles a disparu, atti­rée comme un aimant dans le ciel, la deuxième s’est refu­giée sous terre, mais avec une gravité inver­sée, et la troi­sième, à la surface de la terre, est deve­nue une société tota­li­taire où toute initia­tive indi­vi­duelle est condam­nable. Patéma vient du monde d’en bas, mais elle rêve d’ailleurs. Elle finit par trou­ver un passage pour le monde du dessus et y fait la connais­sance d’Age, un adoles­cent qui refuse le système auto­ri­taire dans lequel il est forcé de vivre. Pour­tant, leur rencontre n’est pas simple : d’abord parce que Patéma a la tête en bas quand elle est sur terre (et inver­se­ment pour Age), ensuite parce que cette amitié hors norme est contes­tée par leurs mondes respec­tifs, celui d’Age mettant tout en œuvre pour détruire celui de Patéma. Heureu­se­ment, ce qui les rapproche est bien plus fort que ce qui les sépare. 

D’une histoire impro­bable, le réali­sa­teur japo­nais fait un film d’ani­ma­tion char­mant, qui colle aux drames écolo­giques qui ont meur­tri le Japon, mais avec un message d’amour et d’es­poir porté par la jeune géné­ra­tion : celle ouverte au monde, enthou­siaste et qui réfute l’ordre établi et l’au­to­ri­ta­risme pour favo­ri­ser de meilleurs rapports humains. 

Véro­nique Le Bris