Fami­lia­ri­ser les tout-petits à la puis­sance de l’opéra : voilà un objec­tif ambi­tieux qu’ont relevé et magni­fique­ment mis en couleur Emanuele Luzzati et Giulio Gianini, deux peintres déco­ra­teurs et réali­sa­teurs italiens. 

Trois ouver­tures d’opé­ras célèbres signés de G. Rossini les ont inspi­rés pour créer trois petites histoires sans paroles, mais vivant complè­te­ment au rythme de la musique. 

L’Ita­lienne à Alger raconte l’his­toire du naufrage d’une jeune fille et de son fiancé sur les côtes algé­riennes. Ils sont faits prison­niers au moment même où le pacha cherche une nouvelle épou­se… Poli­chi­nelle reprend le person­nage bien connu du pares­seux et du menteur dont l’ima­gi­na­tion déborde. 

Enfin, La Pie voleuse décrit comment cet oiseau parvient à détour­ner trois rois belliqueux de leur dessein : lassés de se faire la guerre entre eux, ils s’en prennent aux oiseaux, qu’ils commencent à tuer sans rete­nue. 

Les histoires, pas toujours très claires, n’ont fina­le­ment pas telle­ment d’im­por­tance. Ces trois courts-métrages sont surtout un festi­val de dessins magni­fiques, aux couleurs resplen­dis­santes et animés tradi­tion­nel­le­ment avec une préci­sion métro­no­mique. Un spec­tacle merveilleux pour les yeux comme pour les oreilles. 

Véro­nique Le Bris