Eva Lind­ström est une illus­tra­trice de livres et une réali­sa­trice de dessins animés pour enfants. Elle est suédoise et encore peu connue chez nous. Pour l’ins­tant. Car son travail a déjà fait l’objet d’une expo­si­tion à l’Ins­ti­tut suédois de Paris et si seuls quatre de ses ouvrages ont déjà été publiés en France, les autres vont bien­tôt l’être.

Ce programme de trois courts-métrages d’une durée équi­va­lente est une occa­sion de décou­vrir son univers origi­nal, tendre et poétique. Visuel­le­ment, il est faci­le­ment iden­ti­fiable, réalisé à partir de doux dessins à l’aqua­relle animés par des collages simples. Il compose souvent une nature riche, luxu­riante, confor­table, dans laquelle évoluent des animaux peu fréquents sur écran : des oisillons, une brebis, des hiboux.
Quant à ses histo­riettes, elles se basent sur le quoti­dien, qu’elle enjo­live d’un peu de fantai­sie, d’es­piè­gle­rie, qu’il s’agisse de petits oiseaux qui se sont égarés en jouant et prennent peur quand la nuit arrive, de la rencontre impro­bable puis déce­vante d’une petite fille et d’un hibou bizarre, ou de la détresse d’une brebis fugueuse, inquiète que personne ne la recherche.

Véro­nique Le Bris