Avant que Khumba naisse, les zèbres d’Afrique du Sud vivaient heureux autour d’un point d’eau, protégé d’un enclos, à l’abri de tout préda­teur. Quand le petit appa­raît, la robe seule­ment à moitié recou­verte de rayures, la vie change. On prétend que son infir­mité est un mauvais sort,  l’eau commence à manquer… Rejeté, Khumba n’a qu’un rêve : parve­nir à retrou­ver ses zébrures complètes. On prétend même que son infir­mité est un mauvais sort. L’eau commence à manquer… Il n’a alors d’autre issue que de quit­ter les siens. 

Récit initia­tique et aven­tu­reux, ce dessin animé en 3D revi­site le conte du Vilain Petit Canard en le dyna­mi­sant. Ici, le destin du héros n’est plus person­nel. Il s’agit de sauver une commu­nauté apeu­rée et trop renfer­mée sur elle-même. 

Maniant, comme la plupart des grosses produc­tions animées d’aujourd’­hui, un peu d’hu­mour, un zeste d’aven­ture et des (bons) senti­ments fami­liaux, ce film remplit le cahier des charges sans soule­ver l’en­thou­siasme. Il manque un peu d’au­dace, de person­nages vrai­ment déca­lés. En revanche, il tient sa morale : « le fait d’être unique est déjà un pouvoir ». À noter aussi, le soin apporté à certains décors et la scène amusante des « marmottes » en folie.

Véro­nique Le Bris