Aussi réjouis­sant soit-il, le premier Rio aurait mérité un scéna­rio un rien plus fouillé. Le réali­sa­teur Carlos Saldanha a recti­fié le tir dans cette suite plei­ne­ment réus­sie. Désor­mais parents de triplés joueurs et rieurs, Blue et Perla coulent des jours heureux à Rio. Mais appre­nant que des perroquets de leur race, des aras de Spix, se cache­raient dans la forêt amazo­nienne, ils s’en­volent à leur recherche. Bonne nouvelle pour Perla : elle y retrouve toute sa famille, dont elle avait perdu les traces depuis des années. C’est en revanche moins la fête pour le timoré Blue, que le beau-père auto­ri­taire ne ména­gera pas. Il devra égale­ment se méfier de Nigel, un caca­toès qui concocte une terrible vengeance.

Qu’il évoque l’im­por­tance de l’es­prit de famille ou qu’il véhi­cule un message écolo (sur le massacre en Amazo­nie), ce film d’ani­ma­tion déploie un humour qui l’em­pêche de sombrer dans la mièvre­rie. Les morceaux d’an­tho­lo­gie s’en­chainent, comme ce trépi­dant match de foot aérien aux allures de quid­ditch ou cette reprise hila­rante de I will survive par le fourbe Nigel. Bref, Rio 2, c’est un spec­tacle dansant, eupho­ri­sant, une samba de couleurs et de senti­ments devant laquelle les spec­ta­teurs de tous âges vibre­ront à l’unis­son.

Laurent Dijan