Après Félins et Chim­pan­zésGrizzly est le nouvel opus de la collec­tion Disney Nature. Comme à chaque fois, la caméra d’Alas­tair Fother­gill et de Keith Scho­ley raconte une année de la vie d’une espèce animale, dans son envi­ron­ne­ment natu­rel. Et plutôt que la prendre dans son ensemble, elle s’at­tache et suit une famille – ici, l’ourse Sky et ses deux petits, Scout et Amber – pour mieux nous faire comprendre sa stra­té­gie de survie. 

Ce docu­men­taire met ainsi en lumière les dangers de la vie sauvage, la néces­sité pour Sky d’être sans cesse sur le qui-vive. Ses petits repré­sentent des proies faciles, tant pour les autres ours affa­més que pour les loups, alors qu’ils l’épuisent en se nour­ris­sant de son lait. 

Filmé à hauteur d’ani­mal et avec une proxi­mité réelle, ce film très scéna­risé joue évidem­ment sur l’at­ta­che­ment que l’on ressent pour ces ours que l’on appelle par leur prénom, sur le suspens de leur quête de nour­ri­ture et bien sûr sur la beauté de l’Alaska. 

Ce serait une très belle décou­verte si Terre des ours, réalisé au Kamt­chatka russe par Guillaume Vincent et sorti le 26 février dernier, n’avait pas déjà raconté exac­te­ment la même histoire, dans un paysage volca­nique encore plus spec­ta­cu­laire. Du déjà vu… sauf pour une séance de rattra­page. 

Véro­nique Le Bris