En 2010, Harold, un jeune Viking, décou­vrait par hasard un dragon blessé et réus­sis­sait à en faire son ami. Cinq ans ont passé. Harold est un beau jeune homme fidè­le­ment lié à Krok­mou. Au lieu de parta­ger les courses endia­blées de dragons de l’île de Beurk, Harold et Krok­mou partent à la décou­verte du monde exté­rieur. Un jour, ils tombent sur un repaire de dragons non domes­tiqués. Les évène­ments vont alors s’en­chai­ner à toute allure et sans répit, jusqu’à mettre en péril la fragile tranquillité de Beurk. 

Atten­tion, ça dépote ! Le film va telle­ment vite et multi­plie tant les effets de caméra en 3D, avec force voltiges et pour­suites aériennes, qu’on en ressort exté­nué. Comme trop souvent, ce Dragons 2 se contente de racon­ter une histoire très clas­sique d’ini­tia­tion, de passage de l’en­fance à l’âge adulte. Du coup, l’ori­gi­na­lité du premier épisode – il y a en aura un troi­sième – est gommée au profit d’une suren­chère d’ef­fets spec­ta­cu­laires. En revanche, le scéna­rio, peu soigné, pèche par des insuf­fi­sances notoires : pourquoi la mère d’Ha­rold est-elle restée cachée ? Quels liens ont-ils avec le super-méchant ? D’où surgit celui-ci ? Trop de ques­tions demeurent sans réponses. Restent des person­nages au carac­tère bien trempé qui font incon­tes­ta­ble­ment la force de ce film d’aven­ture. 

Véro­nique Le Bris