Quand le jeune Sho arrive à la campagne, dans une maison de famille, pour se repo­ser avant une lourde opéra­tion, il ne se doute pas de ce qu’il va décou­vrir : un autre monde ! Celui des chapar­deurs, ces êtres minus­cules, plus petits encore que des insectes, qui vivent en gentils para­sites de cette vaste demeure. Leur vie est extrê­me­ment réglée : ils ne prennent que ce dont ils ont besoin, souvent au risque de leur vie, et ils ne doivent jamais être vus par les humains. Si c’est le cas, la sanc­tion est immé­diate : ils doivent démé­na­ger. Arrietty, la petite chapar­deuse, comprend très vite que Sho ne repré­sente pas ce danger-là. Au contraire, leurs deux soli­tudes s’ac­cor­de­raient plutôt. Mais la nature a ses lois…
Adapté d’un livre qui avait déjà été porté au cinéma sous le titre Les Borro­wers, cette histoire adorable, réali­sée par le studio japo­nais Ghibli, a le charme de l’évi­dence et de la simpli­cité. L’his­toire est limpide, cruelle, les héros magni­fiques en dépit de leur diffé­rence de taille, et le rendu à la fois poétique, buco­lique et natu­rel. Exquis.  
Véro­nique Le Bris
Critique parue dans Grains de Sel  62, décembre 2010 – janvier 2011