Les boxtrolls sont des (gentils) monstres qui vivent sous terre et ne sortent que la nuit, pour récu­pé­rer les objets que les habi­tants de Chee­se­bridge ont jetés à la poubelle. Ils doivent leur nom à leur cara­pace en carton, chacun étant dési­gné par l’an­cien contenu de la boîte : il y a Chaus­sure, Allu­mette ou Œuf, un boxtroll mi-humain, mi-monstre que Pois­son a élevé comme son propre fils. 

Mais à Chee­se­bridge, on les déteste. On prétend qu’ils sont voleurs et néfastes, qu’ils kidnappent les enfants. L’ignoble Trap­pe­nard a même fait de leur éradi­ca­tion un objec­tif person­nel. Il sait que c’est à ce prix qu’il parvien­dra à se hisser dans la haute société, celle des chapeaux blancs et des mangeurs de fromage. 

Réalisé par le studio Laïka, à qui l’on doit déjà les très réus­sis Cora­line et L’Étrange pouvoir de Norman, Les Boxtrolls est un habile conte pour enfants, à la fois mignon, intel­li­gent et apeu­rant. 

À la fron­tière entre plusieurs genres ciné­ma­to­gra­phiques, ce film, réalisé en stop-motion, est une véri­table enquête poli­cière menée par deux enfants, dans une Angle­terre victo­rienne décrite de manière déca­lée et amusante. Une belle réus­site qui réen­chante avec brio l’ani­ma­tion améri­caine. Un conseil : restez jusqu’à la toute fin du géné­rique !

Véro­nique Le Bris