Dans ce programme de trois courts-métrages, il est, comme le titre l’in­dique, ques­tion de choses ou de personnes que l’on perd puis que l’on retrouve. Pink Nanuq est un ours blanc qui dérive de la banquise aux Maldives et perd en route sa belle couleur imma­cu­lée. Devenu brun, puis rose, il finit son voyage à Paris avec ses amis, content d‘avoir retrouvé son iden­tité. L’Élé­phant, amou­reux de la girafe, se dit que pour lui plaire, il va devoir aban­don­ner sa trompe et ses grandes oreilles. Mais c’est quand il les retrouve qu’il découvre le bonheur.

Enfin, et c’est le clou de ce spec­tacle pour tout-petits, un pingouin vient frap­per à la porte d’un petit garçon. Celui-ci le trouve enva­his­sant et décide de s’en sépa­rer, de le rame­ner chez lui, au pôle Sud s’il le faut. Dès qu’il l’a déposé, il comprend qu’il vient d’aban­don­ner son ami…

Trois films, trois ambiances, trois graphismes très diffé­rents illus­trent ces histoires pour gran­dir. Avec un vrai coup de cœur pour les paysages étoi­lés et chamar­rés de Pink Nanuq et la mer agitée de Perdu ? Retrouvé. 

 

Critique de Véro­nique Le Bris, Grains de Sel n° 62, décembre 2010/janvier 2011