Deux courts métrages d’une ving­taine de minutes chacun composent ce programme conçu pour les fêtes. Le premier, Le Noël de Koma­neko, est un film japo­nais de marion­nettes, sans autres paroles que des onoma­to­pées. Un jeune ourson attend avec impa­tience la venue de ses parents pour Noël. Il a telle­ment hâte de les voir qu’il leur confec­tionne des poupées. Mais ils ne vien­dront pas… Son ami Radi-bo décide alors de construire un véhi­cule pour les rejoindre. Étrange option que d’avoir choisi un film aussi triste comme intro­duc­tion à Noël.

Si les marion­nettes sont adorables, l’his­toire est trop dure pour les plus jeunes. Heureu­se­ment, le second film est déli­cat et tiré d’une légende russe trans­po­sée en Savoie. Le Père Frimas est une sorte de dieu de la neige qui vit en forêt. Sa tâche consiste à s’as­su­rer que les arbres soient bien blancs, que le manteau neigeux soit bien réparti. Mais quand une nouvelle venue au village force son mari à aller cher­cher du bois en plein hiver, cela réveille Sylvain, l’es­prit de la forêt, et plus rien ne se passe alors comme prévu ! Bourré d’idées visuelles, ingé­nieux, ce film, très gracieu­se­ment dessiné, reprend quelques tradi­tions savoyardes avant qu’elles ne soient complè­te­ment oubliées. Origi­nal et très mignon. 

Véro­nique Le Bris