Certains enfants n’aiment ni la neige, ni le froid ; ce programme de quatre courts-métrages inédits est fait pour eux ! Il commence douce­ment par le petit conte très tendre, en collage et en aqua­relle, d’un éléphant qui rêve de s’ache­ter un vélo. 

Les trois autres films montrent tous des facettes diffé­rentes de l’Afrique. 

Dans le deuxième segment, au rythme endia­blé des tam-tams, un petit garçon reçoit une lettre avec un flocon de neige et il imagine que la neige recouvre son village de cases. Le graphisme et le dessin sont les plus beaux et les plus inven­tifs de toute la série et jouent constam­ment sur la surprise. 

Dans le troi­sième, un pêcheur rapporte de ses filets un tulkou et décide de l’adop­ter. Mais, une fois au sec, cette créa­ture des eaux dépé­rit. Si le sujet n’est pas très clair, le travail sur les matières est réussi. 

Enfin, et c’est le clou du spec­tacle,Dimi­tri à Ubuyu raconte la migra­tion d’un oisillon qui échoue en plein désert. En cher­chant ses parents, il se découvre une nouvelle famille. Sans être très origi­nal, le seul film parlant du programme révèle un nouveau talent, celui de la jeune Agnès Lecreux. À 26 ans, elle réalise ici son premier film en stop-motion, à partir de marion­nettes en latex. Il met en lumière la qualité de l’ani­ma­tion à la française, le film ayant été entiè­re­ment réalisé à Rennes, en Bretagne. 

Véro­nique Le Bris