Anna est peu sociable et de consti­tu­tion fragile. On l’en­voie loin de la ville, dans un petit village au bord de la mer, au nord d’Hok­kaido. Là-bas, elle passe son temps à dessi­ner et à se prome­ner. Lors d’une de ses balades, elle tombe en arrêt, complè­te­ment fasci­née par une vieille maison qui surplombe le marais.

La demeure, autre­fois luxueuse, est aban­don­née depuis long­temps. Anna prétend pour­tant qu’une certaine Marnie y vit. D’ailleurs, Marnie ne tarde pas à deve­nir son amie, la meilleure des amies… 

Dernière créa­tion du Studio Ghibli, Souve­nirs de Marnie est né sous la patte du réali­sa­teur Hiro­masa Yone­baya­shi, à qui l’on doit déjà l’ado­rable Arrietty, le petit monde des chapar­deurs. Encore une fois, il s’agit ici de l’his­toire fantasque mais très touchante d’une petite fille déli­cate, en quête d’iden­tité. 

Si le dénoue­ment tarde à venir, l’étrange intrigue qui mène le récit est capti­vante. Anna est une héroïne discrète, complexe, qu’on a envie d’ai­der et de comprendre. 

La palette graphique est fidèle à la patte Ghibli : un mélange de décors natu­rels, verdoyants, trai­tés avec des couleurs pastel, et des person­nages styli­sés à la flui­dité de mouve­ment toute rela­tive. Mais l’en­semble est char­mant et inté­res­sant. 

Véro­nique Le Bris