L’his­toire de la concep­tion du film est fasci­nante. Le Papillon, le précé­dent film du réali­sa­teur Philippe Muyl, a eu telle­ment de succès en Chine qu’un produc­teur français installé là-bas lui a proposé d’en imagi­ner un remake chinois. Muyl a préféré imagi­ner un autre récit, plus ancré dans la culture locale et coécrit avec une actrice chinoise. 

Le Prome­neur d’oi­seau, qui est avant tout une magni­fique balade entre Chine urbaine et tradi­tion­nelle, s’ancre complè­te­ment dans la réalité actuelle. Renxing, 10 ans, est l’en­fant unique d’un couple happé par sa réus­site sociale et profes­sion­nelle. Elle habite à Pékin et ne voit jamais son grand-père, Zhigen. 

Au hasard d’agen­das profes­sion­nels surchar­gés, Renxing se retrouve à la charge de son grand-père. Ensemble, ils partent pour le village natal de Zhigen, qui s’est enfin décidé à tenir la promesse qu’il a faite à sa femme, morte il y a plusieurs années. 

Le film raconte le contexte, mais aussi le long périple qui va permettre à la petite fille de décou­vrir son grand-père, ses racines et une autre culture. La décou­verte de la campagne chinoise profonde est vrai­ment merveilleuse, plus inté­res­sante que la toute fin de l’his­toire, dopée à l’ex­trême de bons senti­ments inutiles. 

Véro­nique Le Bris