Émilie Valan­tin rêvait depuis long­temps d’adap­ter l’his­toire de Riquet à la houppe avec ses marion­nettes imper­ti­nentes. De leur côté, les musi­ciens du Quatuor Debussy dési­raient explo­rer les quatuors de Haydn. De la rencontre entre ces deux compa­gnies, animées par la même exigence, devrait naître un spec­tacle ourlé de charme et d’iro­nie.

Traver­sée par des thèmes d’une éter­nelle actua­lité (la beauté, la laideur, l’in­tel­li­gence, la bêtise), l’his­toire de ce prince né difforme et bizar­re­ment chevelu, auquel une fée donna beau­coup d’es­prit, sera aussi l’oc­ca­sion de goûter à la langue subtile du XVIIe siècle. 

Instal­lés au cœur du plateau, les musi­ciens soutien­dront l’ac­tion du conte de Perrault dans un esprit proche du cinéma muet. Et c’est porté par les accents colo­rés de Haydn que Riquet s’élan­cera vers la vie pour décou­vrir le pouvoir de l’amour.


Blan­dine Dauvi­laire