Dernière créa­tion du célèbre studio Ghibli, Le Conte de la prin­cesse Kaguya, du réali­sa­teur Isao Taka­hata (à qui l’on doit Le Tombeau des lucioles ou Mes voisins les Yamada), reprend fidè­le­ment un clas­sique de la litté­ra­ture japo­naise. 

La prin­cesse Kaguya, (« lumi­neuse »), est née d’une coupe de bambou. Recueillie chez un vieux paysan et sa femme, elle s’épa­nouit à la campagne auprès de ses amis. Deve­nue presque adulte, elle rayonne de beauté. Son père adop­tif, subi­te­ment enri­chi, décide alors de l’ins­tal­ler à la capi­tale. Là, il l’éduque dans l’idée de lui faire rencon­trer des princes de son rang pour la marier. La prin­cesse sélec­tionne ses préten­dants par des défis, impos­sibles à rele­ver. Car le rêve et le destin de Kaguya sont ailleurs. Mais, cela, personne ne le sait… 

Fidèle à la tradi­tion Ghibli, ce nouveau dessin animé met en images avec grâce une histoire très origi­nale. Le film prend son temps, traîne d’ailleurs un peu en longueur par moments (lors de l’édu­ca­tion de la prin­cesse par exemple), mais il est toujours sublimé par son dessin à l’aqua­relle, parfois juste esquissé, qui lui donne un charme et une beauté irré­sis­tibles. 

Véro­nique Le Bris