Pour sa 2e édition, le festi­val des arts numé­riques RVBn, orga­nisé par la ville de Bron, présente des œuvres éton­nantes et met l’ac­cent sur les projets parti­ci­pa­tifs. Le spec­tacle Pixel, créé par Adrien Mondot, Claire Bardainne et Mourad Merzouki, est déjà complet, mais vous pour­rez décou­vrir en ouver­ture le dispo­si­tif musi­cal immer­sif du Bionic Orches­tra 2.0, piloté par Ezra. D’un simple mouve­ment de la main, l’ar­tiste, équi­pée d’un gant inter­ac­tif, démul­ti­plie sa voix, agit sur la circu­la­tion du son ou de la lumière. Ce beat­box augmenté redes­sine l’es­pace sonore et visuel dans lequel est plongé le public.

Les Fabriques du festi­val sont l’oc­ca­sion de décou­vrir les créa­tions auxquelles contri­buent les habi­tants, comme celle de la Cie Stylis­tik, qui réunit des parti­ci­pants de 5 à 72 ans autour du choré­graphe Abdou N’Gom, pour une mise en mouve­ment des corps qui engendre l’image ou la musique.

Le parcours d’ex­po­si­tion créé par Igor Deschamps s’in­té­resse cette année aux Univers sensibles : Kathy Hinde expé­ri­mente la sono­rité de l’eau et fait inter­ve­nir de drôles d’oi­seaux dans un piano, Kers­tin Ergen­zin­ger cultive un jardin arti­fi­ciel dont les plantes réagissent à notre présence, et bien d’autres surprises.

Enfin, à mi-chemin entre l’œuvre plas­tique et le spec­tacle, le projet PSCHUUU, présenté par le duo Claire Bardainne / Adrien Mondot, auquel RVBn donne carte blanche, est consti­tué de « véri­tables parti­cules de sable mises en lumière, dont le dépla­ce­ment par jets d’air et retom­bées révèle des paysages inédits et poétiques. »

Blan­dine Dauvi­laire