Et la boucle est bouclée. Voici donc les dernières aven­tures de Larry, père de famille lunaire qui décou­vrait un sens à sa vie en gardien de nuit du Museum d’his­toire natu­relle de New York. Le dernier visi­teur parti, les person­nages, animaux ou sque­lettes expo­sés avaient pris l’ha­bi­tude de s’ani­mer et cela grâce au pouvoir magique d’une tablette de l’Égypte ancienne. 

Ce troi­sième épisode donne la part belle à cette fameuse tablette qui, en se corro­dant, perturbe l’équi­libre nocturne pour­tant diffi­ci­le­ment acquis. Larry comprend vite que c’est au British Museum de Londres que se percera enfin ce mystère. 

Sans convic­tion, Ben Stiller endosse une dernière fois son uniforme de gardien. Le cœur n’y est plus, l’in­trigue est alam­biquée, les gags ne sont pas drôles. Passé l’ef­fet de surprise, l’idée de ce musée qui prend vie a beau rester très bonne, elle s’es­souffle au fur et à mesure de la série. Et ce ne sont pas les nouvelles recrues (Ben King­sley, Dan Stevens ou Rebel Wilson) ni la suren­chère spec­ta­cu­laire d’ef­fets spéciaux qui changent la donne. Peut-être aurait-il fallu tout simple­ment chan­ger de cadre pour assu­rer le renou­vel­le­ment néces­saire : s’at­taquer à un musée de pein­ture ou de sciences, par exemple.

Véro­nique Le Bris