Descente des gorges de l’Ar­dèche en canoë, randon­née en forêt, flâne­rie au cœur des villages de la Drôme, aven­tures nature autour des lacs turquoise en Isère… 
Dès l’ar­ri­vée des beaux jours, profi­tez vite des sites magiques que nous offre notre région, avant la foule de l’été.  

Par Blan­dine Dauvi­laire, Vincent Jadot et Aude Spil­mont. 

DRÔME –  À 1h de Lyon

De la fève au bon choco­lat

Il y a 30 ans, les plus grands choco­la­tiers étaient suisses ou belges. Aujourd’­hui, l’ex­cel­lence choco­la­tière se décline aussi made in France grâce à une marque omni­pré­sente, Valrhona, qui four­nit les plus grands chefs avec ses arômes à se pâmer. Basée à Tain-l’Her­mi­tage, l’en­tre­prise a ouvert en 2013 sa Cité du choco­lat, pour dévoi­ler à tous les gour­mets ce qui se cache derrière un carré fondant. La visite démarre par une mise en bouche des plus agréables. Elle se pour­suit entre expé­riences inédites et séquences péda­go­giques. Guidés par Lili & Zoco, mascottes du lieu, les enfants disposent d’un parcours à leur hauteur avec des bornes inter­ac­tives. Films d’ani­ma­tion sur les étapes de fabri­ca­tion du choco­lat, vidéos au cœur des plan­ta­tions, plani­sphères choco­la­tiers, jeux, dégus­ta­tion, tous leurs sens sont mis en éveil… Jusqu’au 30 juin prochain, l’ex­po­si­tion tempo­raire « Archi­choco », conçue par un desi­gner et un chef pâtis­sier, trans­porte les visi­teurs dans un univers archi­tec­tu­ral. De grandes œuvres, comme celles de Le Corbu­sier, sont revi­si­tées à la sauce comes­tible. Le ciment, le béton, le bois deviennent cara­mel, meringue, biscuit et choco­lat. Chaque jour, des ateliers théma­tiques sont propo­sés aux familles en prolon­ge­ment de la visite. A. S. 

La Cité du choco­lat, à Tain-L’her­mi­tage. www.cite­du­cho­co­lat.com. Tous les jours, de 9h à 19h. Les dimanches et jours fériés de 10h à 18h. Tél. 04 75 09 27 27. 

À faire aussi sur place : Train à vapeur. À 10 minutes de la Cité du choco­lat, embarquez dans le train des Gorges avec sa loco­mo­tive à vapeur. Vous décou­vri­rez les parties les plus inac­ces­sibles des gorges du Doux. http://trai­nar­deche.fr

 

DRÔME – À 1h10 de Lyon

Le festi­val qui réveille les sens

Sur le site des Sapins à Bourg-lès-Valence, le déton­nant festi­val Vice & versa convie les familles à 3 jours de festi­vi­tés senso­rielles. Cette année, une centaine d’ar­tistes vien­dront dévoi­ler leur imagi­naire débor­dant dans des struc­tures nomades : cabanes, cara­vanes, yourtes. On vous promet du très déli­rant avec un spec­tacle burlesque dans une cabine télé­pho­nique et une expé­rience tout en chaleur humaine dans un sauna mobile. Parta­gez aussi un repas ou un concert dans le noir complet avant de filer à la ginguette. A. S. 

Festi­val Vice & versa – À Bourg-lès-Valence.du 14 au 16 avril de 10h à minuit. www.festi­val-vice-versa.com. Tél. 06 10 16 61 63.

 

DROME – À 1h15 de Lyon

Halte à Valence

Capi­tale du sud de la région Rhône-Alpes, Valence mérite une halte. Lorsqu’on s’y rend pour la première fois, on est surpris par le vaste réseau de canaux qui quadrille la ville depuis l’époque romaine. Profi­tez d’une balade au fil de l’eau sur plus de 16 kilo­mètres en plein cœur de la cité. Dans le centre histo­rique de Valence, où les maisons arborent des couleurs ocre et roses, on se croi­rait presque dans le sud de l’Ita­lie. Dans la Grande-Rue, à proxi­mité de la place des Clercs, ne manquez pas l’in­con­tour­nable maison des Têtes, un ancien hôtel parti­cu­lier des années 1530. Sa façade somp­tueu­se­ment sculp­tée de têtes impres­sion­nera les enfants. Dans la même rue (au numéro 7), pous­sez la porte de L’Oi­seau Siffleur, car c’est la promesse de jolies décou­vertes pour petits et grands. Outre les livres d’oc­ca­sion, y figure un large choix de livres neufs d’édi­teurs indé­pen­dants et auda­cieux. Un bel espace est aussi dédié à la pape­te­rie de créa­tion, avec des petites merveilles pour écrire, dessi­ner, rêver. Non loin de là, la maison mauresque et la cathé­drale Saint-Apol­li­naire valent aussi le détour. Idem pour les huit parcs qui repré­sentent près de 10 % de la super­fi­cie de cette ville verte. En guise de cantine gour­mande, courez au Daily Pic (3, place Cham­pion­net). Ce fast-food revi­sité par Anne-Sophie Pic, le chef triple­ment étoilé, propose des verrines gastro­no­miques à consom­mer sur place ou à empor­ter. Le tout pour un budget très abor­dable : 14,90 € la formule complète, 8,90 € la formule enfant. A. S.  

Valence. www.valen­ce­tou­risme.com  – www.loiseau­sif­fleur.fr

 

DROME – À 1h50 de Lyon

Spec­tacles et merveilles

Et si vous combi­niez tous les plai­sirs : visi­ter un somp­tueux château et assis­ter ou parti­ci­per à des propo­si­tions artis­tiques ? Cette formule deux en un, le festi­val Sapristi, dédié au jeune public, vous l’offre sur un plateau. Du 8 au 24 avril, il vous donne rendez-vous dans les trois châteaux drômois : Grignan, Les Adhé­mar et Suze-la-Rousse. Parmi les propo­si­tions qui offrent la possi­bi­lité d’une échap­pée durant les vacances scolaires, il en est une des plus convain­cantes. Le 11 avril, les familles sont invi­tées dans le parc et le château des Adhé­mar à Monté­li­mar. Commen­cez l’après-midi en beauté avec le spec­tacle de cirque haute­ment poétique de Yoann Bour­geois (virtuose du tram­po­line), accom­pa­gné à la harpe par Laure Brisa. Prolon­gez le plai­sir avec un atelier en compa­gnie de l’ar­tiste. Goûtez ensuite à la vie de château en parcou­rant le palais médié­val forti­fié, avant de décou­vrir l’ex­po­si­tion de l’ar­tiste colom­bien Marcos Avila Forero. Au château de Suze-la-Rousse, classé monu­ment histo­rique, la program­ma­tion est tout aussi réjouis­sante. Les 14 et 15 avril, les enfants de 7 à 17 ans sont invi­tés à parti­ci­per à une créa­tion collec­tive de musique et danse en compa­gnie d’une choré­graphe et d’un compo­si­teur (atelier sur 2 jours). À moins que votre préfé­rence fami­liale penche pour un ciné-château. Qu’à cela ne tienne ! Rendez-vous les 23 et 24 avril pour assis­ter à un programme de courts-métrages spécia­le­ment concocté pour les 5/12 ans. L’in­con­tour­nable château de Grignan est aussi de la partie : la formule Grignan Pursuit vous propose une visite en famille du château, à l’is­sue de laquelle parents et enfants dérou­le­ront un plateau de jeu géant pour tester leurs connais­sances.

Sapristi, festi­val jeune public dans les châteaux de la Drôme. Du 8 au 24/04. Tél. 04 75 91 83 65. http://chateaux.ladrome.fr

 

DRÔME – À 2H de Lyon

À vos pagaies

Le prin­temps est la saison idéale pour faire du canoë sur la rivière Drôme. « Le niveau d’eau est haut sans que la rivière soit trop forte et la tempé­ra­ture est douce », explique Natha­lie, qui tient avec son compa­gnon Fran­cis une base de canoë à Vercheny. La base est asso­ciée à leur camping fami­lial Les Acacias, qui accueille dès le mois d’avril les familles. On peut y venir avec sa tente ou louer un mobil-home. Sur la base nautique, Natha­lie et Fran­cis four­nissent des canoës kayak d’une capa­cité de une, deux ou trois places, les bidons étanches et les casques, obli­ga­toires pour les enfants. Plusieurs parcours sont propo­sés, de 4 à 50 kilo­mètres. Le 8 kilo­mètres est idéal pour une prome­nade en douceur portés par le courant. « Ce parcours d’un peu plus de deux heures est l’un des plus jolis pour admi­rer les gorges sinueuses, la faune et la flore et le village typique de Saillans », confie Natha­lie. Arri­vés à Saillans, une navette vous conduira jusqu’au camping. Les plus spor­tifs peuvent aussi opter pour le parcours mini-aven­ture de 14 kilo­mètres. Au camping, vous pour­rez profi­ter du cadre natu­rel arboré et des deux petites plages le long de la rivière, l’une de sable, l’autre de galets. Un tram­po­line attend les enfants pour des parties de rebonds dignes de vrais Zébu­lon. Et si vous souhai­tez vous la couler vrai­ment douce, un snack vous permet­tra de comman­der des grillades ou des ravioles, le plat typique de la Drôme. A. S. 

Le camping des Acacias et sa base de canoë – Dans le village de Vercheny. Canoë, parcours 8 kilo­mètres : 19 € adulte, 14 € pour les enfants (www.drome-canoe.com). On peut venir au camping avec sa tente ou louer un mobil-home pour 4 pers. à 55 € la nuit. Tél. 04 75 21 72 52. www.campin­gle­sa­ca­cias.com

 

DRÔME – À 2h20 de Lyon

Para­dis vivant

« La diffé­rence entre Nyons et le para­dis, c’est qu’on y est bien vivant ». Nyons mérite bien cette boutade formu­lée par l’en­fant du pays, l’écri­vain René Barja­vel. Pas seule­ment pour son climat si parti­cu­lier qui lui vaut d’être surnom­mée « le petit Nice ». Mais aussi pour son charme de cité médié­vale, à la touche provençale, entou­rée de moyennes montagnes. En péné­trant dans la ville par le pitto­resque pont Roman ou en visi­tant l’im­pres­sion­nante tour Randonne avec son clocher pyra­mi­dal, la richesse patri­mo­niale du site saute aux yeux. Il est aussi agréable de se perdre dans les ruelles de la cité, avec ses maisons égayées de volets bleu lavande. Sur la fameuse place des Arcades, n’hé­si­tez pas à péné­trer dans la librai­rie pape­te­rie Pinet, restée dans son jus depuis 50 ans. Dans cet endroit unique au parfum d’encre et de plumier de l’en­fance, faites le plein de crayons à glis­ser dans la trousse. Arrê­tez-vous égale­ment dans la dernière scour­ti­ne­rie de France, où sont fabriqués des tapis provençaux aux couleurs chatoyantes, ainsi qu’à la coopé­ra­tive Vigno­lis, qui abrite le musée de L’Oli­vier. Pour une pause gour­mande et cosy, le restau­rant salon de thé Miss Marple est tout indiqué (8, place Buffa­ven). Cheese-cakes et tarte au choco­lat feront craquer les gour­mands. Le restau­rant Croc’O­dile, qui propose unique­ment du fait maison et dispose d’une agréable terrasse, est égale­ment une adresse répu­tée à Nyons (30, place Barillon). Ne vous échap­pez pas de cette cité magique sans profi­ter de ses alen­tours. Non loin de là, les spots pour se baigner en rivière et s’exer­cer à l’art du rico­chet ne manquent pas. À une tren­taine de kilo­mètres de Nyons, depuis le village de Saint-May, bala­dez-vous en direc­tion du rocher du Caire. Des points de vue excep­tion­nels s’of­fri­ront à vous pour obser­ver les vautours et autres oiseaux présents dans cette zone emblé­ma­tique des Baron­nies provençales. 

Nyons. Office de tourisme, 1 Place de la Libé­ra­tion. Tél. 04 75 26 10 35. www.pays­de­nyons.com

Le petit plus :

Dormir en roulotte. À 5 minutes de Nyons, le domaine de la Drugère, 
situé dans un site natu­rel protégé de 3 hectares, accueille les familles dans de jolies roulottes en bois. 90 € la nuit pour 4 pers. www.drugere.com

 

Isère – À 2h de Lyon

Vent d’aven­ture

Au lac de Montey­nard, même s’il ne pleut pas de flèches aux pointes enduites de curare, la balade a de quoi ravir les fans d’In­diana Jones. Il suffit pour cela de traver­ser l’une des deux passe­relles hima­layennes (rien que le nom rime avec aven­ture), l’une longue de 220 mètres, l’autre de 180 mètres, toutes deux perchées à plus de 80 mètres de haut. Ça donne un coup de fouet pour le reste de la balade : un bel itiné­raire fores­tier d’une douzaine de kilo­mètres (des raccour­cis existent si les jeunes héros sont fati­gués). 

Après le fris­son, un peu de farniente sur les rives ou sur un bateau pour une croi­sière tranquille, une partie de pêche. Pour ceux qui n’ont pas fait le plein de sensa­tions, le lac est l’un des meilleurs spots d’Eu­rope de kite surf. V. J.

Infos : www.lac-montey­nard.com2 bases nautiques à Tref­fort et Mayres-Savel. Passe­relles acces­sibles depuis Tref­fort et Mayres-Savel. Balade en jour­née possible sur sentier fores­tier avec traver­sée du lac en bateau (dès le 15 mai). Rensei­gne­ments : 04 76 34 14 56. 

 

ARDECHE – À 2h15 de lyon

Les gorges de l’Ar­dèche

Au fil des siècles, la rivière Ardèche a creusé dans le calcaire un somp­tueux canyon. Ce ruban turquoise serti d’un écrin blanc s’étire sur une tren­taine de kilo­mètres depuis Vallon-Pont-d’Arc jusqu’à Saint-Martin-d’Ar­dèche. L’en­trée des gorges, clas­sées réserve natu­relle depuis 1980, est marquée par une arche que nos ancêtres du paléo­li­thique admi­raient déjà. Si les gorges peuvent se visi­ter par la route équi­pée de nombreux belvé­dères, elles sont répu­tées pour leur descente en canoë ou kayak. Pour tenter l’aven­ture, mieux vaut éviter le plein été car la zone est satu­rée de touristes. Dès 7 ans, il est possible d’ef­fec­tuer une mini­des­cente de 7 kilo­mètres. Les plus aguer­ris choi­si­ront la descente complète à la jour­née ou l’ex­cur­sion de deux jours avec bivouac au cœur de la nature. La décou­verte est aussi possible à pied, seul ou en parti­ci­pant à l’une des randon­nées gratuites propo­sées par la réserve natu­relle des gorges de l’Ar­dèche. Dans ce cadre de toute beauté, les jeunes aven­tu­riers feront le plein de sensa­tions. B. D.

> Programme complet : www.gorges­de­lar­deche.fr